Alphonse Daudet - Wood'stown - đź’“


Wood'stown par Daudet







Enfants, Alphonse Daudet nous a fait rêver avec ses "Lettres de mon moulin". La belle et grave histoire du meunier Cornille dénonçait déjà les ravages sur la société des gens humbles qui vivaient au plus près de la nature, d'un productivisme qui aujourd'hui menace notre survie sur la planète.

 Et si le conte fantastique Wood'stown, lui aussi, venait nous apporter un message du dĂ©jĂ  lointain 19ème siècle ? 


Qu'a-t-il bien pu se passer dans la tĂŞte d'Alphonse Daudet pour illustrer ce morceau de la "civilisation" irrespectueuse, Wood'stown, chassĂ© par une nature brusquement invincible et conquĂ©rante ? 

Quoi qu'il en soit, ce texte rĂ©sonne aujourd'hui d'une façon particulière. En souffrant pour la forĂŞt Ă  la lecture de Wood'stown, en souhaitant qu'elle retrouve le territoire dont elle a Ă©tĂ© chassĂ©e, faut-il vraiment et en tout premier lieu, souffrir pour soi-mĂŞme et souhaiter de toutes ses forces trouver sa propre place ou en reprendre possession, en harmonie avec le reste du monde vivant. 



L'auteur - Alphonse Daudet, nĂ© Ă  NĂ®mes (Gard) le 13 mai 1840 et mort des suites d'une maladie incurable de la moelle Ă©pinière Ă  Paris le 16 dĂ©cembre 1897, est un Ă©crivain et auteur dramatique français. 

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

 On lui doit entre autres "Le petit Chose", "L'arlĂ©sienne", "Tartarin de Tarrascon", et bien entendu les fameuses "Lettres de Mon Moulin" parues en 1869, et que de nombreux collĂ©giens Ă©tudient encore aujourd'hui.

Woods'town est un conte fantastique qui a Ă©tĂ© publiĂ© le 27 mai 1873 dans "Le Bien Public". 




Mon Avis - Coup de CĹ“ur  đź’“ 

Des colons  souhaitent s'installer sur le bord d'une rivière..., il se heurte Ă  une forĂŞt très dense, luxuriante qui rĂ©siste. Ils ont Ă  peine fini de dĂ©boiser un espace, que les racines vivaces, et des bourgeons renaissent.

L'hiver est lĂ , et le feu aide la communautĂ© qui rĂ©ussit Ă  bâtir les premières maisons, le port, et l'ameublement nĂ©cessaire Ă  leur installation. 

Mais la nature veille, elle attend son heure... En tapinois, elle redéploie racines et bourgeons, elle va reprendre ses droits et se venger.

"Les branches poussaient à vue d'œil ; légèrement retenues dans la main, on les sentait grandir et se débattre comme des ailes".

Une trop courte nouvelle, Alphonse Daudet, faisait pour l'Ă©poque, preuve de bon sens... 

Une plume magnifique, une nature vengeresse, Ă  lire absolument...


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