Geraldine Brooks - 1666
Résumé
1666 : l'année de la grande peste en Europe.
Punition de Dieu infligée
aux hommes ou intervention du Malin ?
Les passions s'exacerbent, la peur
se répand et la trame fragile du tissu social se délite sous l'effet de
la contagion.
Un village perdu du centre de l'Angleterre se recroqueville sur lui-même
et décide de se mettre en quarantaine sous l'influence d'un pasteur au
charme ambigu.
Anna Frith, une jeune servante, devient vite une héroïne
par son abnégation dans les soins qu'elle prodigue aux malades et la
fortitude qu'elle affiche lorsque la superstition renaît et débouche sur
une chasse aux sorcières meurtrière.
Dans ce huis clos suffocant où les hommes se révèlent diaboliques, cette
jeune femme sans éducation fera triompher la générosité et la raison,
au péril de sa vie.
Mon Avis : 🌟🌟🌟🌟😀
Nous sommes en 1666, un tisserand étranger, arrive dans un petit village d'Angleterre, et avec lui, une terrible maladie la peste bubonique....
Trois femmes sont au centre du récit :
Anna servante du pasteur, elle a soif de connaissance, elle va apprendre la médecine par les plantes, et à mettre au monde les bébés.
Elinor, l'épouse du pasteur, femme d'une grande bonté, elle enseigne la lecture et le latin à Anna.
"La Sorcière", celle qui connaît les plantes. C'est cette connaissance qui rapproche ces trois femmes.
Elles ne se battent pas seulement contre cette terrible maladie, mais aussi, contre la peur, la bêtise, la méchanceté, la haine.
Au fil des pages, où tout n'est que mort, peur, folie, on suit Anna, jusqu'à sa plus belle réussite : devenir une femme libre qui fait ses propres choix.
Un roman historique est parfois bien mieux qu'un manuel d'histoire, pour comprendre les épreuves qu'ont endurés ces hommes et ces femmes, et dont certains en sont sortis grandis.
"Si tous ceux qui en ont les moyens prennent la fuite chaque fois que cette contagion fait son apparition, ils sèmeront à travers tout le pays les graines de la maladie jusqu’à ce que les endroits sains soient à nouveau contaminés, multipliant ainsi par mille l’ampleur de l’épidémie. Si Dieu a jugé bon de nous envoyer ce fléau, je crois que Sa volonté est de nous voir y faire face là ou nous nous trouvons, avec courage, et de maîtriser ainsi le mal".
"La peste est d'une semblable cruauté. Elle frappe sans relâche et attise la douleur, si bien que lorsque vous pleurez encore une personne que vous aimiez, une autre succombe à la maladie dans vos bras".
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