Patrick de Carolis - La dame du Palatin




 
La dame du Palatin par CarolisNaître en Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron.
En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d'une femme soumise aux règles de sa condtion sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d'Agrippine et de Néron. Pour s'emparer du pouvoir ou pour le conserver, aucun lien du sang n'est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n'est négligé. C'est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés.

Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l'affrontement des ambitions, des idées, des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l'histoire romaine.

Et alors, ce livre ? 

  • Une immersion réussie dans la Rome de Néron : Patrick de Carolis restitue avec beaucoup de détails le climat politique de l'époque, entre intrigues de cour, complots et luttes de pouvoir.
  • Une héroïne attachante : Paulina, Arlésienne devenue l'épouse de Sénèque, évolue de jeune femme soumise aux conventions vers un personnage plus affirmé, ce qui constitue l'un des fils conducteurs du roman.
  • Une solide documentation historique : le livre est souvent salué pour son sérieux et sa capacité à rendre vivants des personnages historiques comme Sénèque, Agrippine, Claude ou Néron.

  • Le rythme est relativement lent au début avant que les intrigues de la cour impériale ne prennent toute leur ampleur. 

  • À mon sens, La Dame du Palatin est même un peu plus abouti que Les Demoiselles de Provence. L'intrigue est plus resserrée, la figure de Paulina est bien construite et le décor de la Rome impériale apporte une tension permanente grâce aux rivalités autour de Néron et de Sénèque.

    Si vous appréciez des auteurs comme Robert Graves (Moi, Claude empereur) ou Marguerite Yourcenar (Mémoires d'Hadrien), sans rechercher la même profondeur littéraire, ce roman est une lecture agréable et instructive.

  • excellente fresque historique, un peu érudite par moments, mais très immersive.

     
  •  
    "Il me semble que pour toi le plus grand des maux est la mort. Eh bien, sache que son vice principal est ce qui la précède, la peur ... Tu n'ignores pas qu'un jour ou l'autre tout être doit cesser de vivre. Pourtant, à l'approche de ce moment, on tremble, on geint, on se met à imaginer pouvoir vivre encore mille ans ! C'est absurde ! Ne plus être et n'avoir jamais été, n'est-ce-pas la même chose ? Nous ne devons rien espérer du destin qui est sourd à toute prière. La loi de fatalité règle toute existence sans retour. Voilà pourquoi nous devons apprendre à affronter le présent et l'avenir d'un regard sans crainte"  

     

     

     

     

    Commentaires

    Posts les plus consultés de ce blog

    Cristian Perfumo - Meurtres sur le glacier

    Alphonse Daudet - Wood'stown - 💓

    Camilla & Viveca Sten - L'île des disparus